Samedi 18 novembre 2006
A force d'entendre tout le monde dire et dire encore que les jeunes de banlieue sont tous plus nuls les uns que les autres, à force de lire toutes leurs mauvaises actions et de les voir le soir à la télé traîner leurs chaussures dans les commissariats j'ai failli croire qu'ils étaient tous comme ça. Tout juste si je n'en venais pas à penser qu'il avaient tous envie de bruler des bus.
Et puis j'ai eu la chance de voir un film tourné dans ces banlieues. Tous ces jeunes étaient passionnants. A croire que les reportages "à la télé" sont tous passés à côté de la vérité. Des dizaines de gamins qui racontent leurs chemins difficiles vers les apprentissages, vers les petits jobs et les vrais boulots, des jeunes qui racontent leurs longues heures à ne rien faire, assis sur un plot parce qu'il n'y a rien à faire, parce qu'on ne les laisse rien faire, parce qu'on ne veut pas d'eux. Franchement beaucoup de joie et de douce nostalgie sans méchanceté et surtout sans espoir.
Comment fait-on pour vivre sans espoir?
Comment font-ils pour ne pas être plus énervés contre nous tous qui nous croyons tellement supérieurs et meilleurs...! Mais comment font-ils pour ne pas exiger les mêmes chances... !
Et bien, ce petit film ne peut pas être distribué. Aucune chaîne n'en veut, pas assez dans le move des idées reçues et actuellement politiquement correctes. Quel honte!
Peut etre qu'ils ont peur de ce jeune calme et triste qui demande pourquoi nous avons une justice à deux vitesses, celle pour Chirac, celle pour eux (et nous d'ailleurs).
Si les informations du 20 heures avaient autant de vérité simple et touchante, ce serait bien. S'ils prenaient parfois le temps de s'arrêter pour voir ce qui se passe "derrière"... Ca donnerait ça.
Et puis j'ai eu la chance de voir un film tourné dans ces banlieues. Tous ces jeunes étaient passionnants. A croire que les reportages "à la télé" sont tous passés à côté de la vérité. Des dizaines de gamins qui racontent leurs chemins difficiles vers les apprentissages, vers les petits jobs et les vrais boulots, des jeunes qui racontent leurs longues heures à ne rien faire, assis sur un plot parce qu'il n'y a rien à faire, parce qu'on ne les laisse rien faire, parce qu'on ne veut pas d'eux. Franchement beaucoup de joie et de douce nostalgie sans méchanceté et surtout sans espoir.
Comment fait-on pour vivre sans espoir?
Comment font-ils pour ne pas être plus énervés contre nous tous qui nous croyons tellement supérieurs et meilleurs...! Mais comment font-ils pour ne pas exiger les mêmes chances... !
Et bien, ce petit film ne peut pas être distribué. Aucune chaîne n'en veut, pas assez dans le move des idées reçues et actuellement politiquement correctes. Quel honte!
Peut etre qu'ils ont peur de ce jeune calme et triste qui demande pourquoi nous avons une justice à deux vitesses, celle pour Chirac, celle pour eux (et nous d'ailleurs).
Si les informations du 20 heures avaient autant de vérité simple et touchante, ce serait bien. S'ils prenaient parfois le temps de s'arrêter pour voir ce qui se passe "derrière"... Ca donnerait ça.
Sarah, elle, a eu sa petite Noa. Etonnant, elle ont des enfants le même été. Pas deux fois des jumeaux mais en même temps.
Quelques heures que cette petite douceur a découvert le monde et je l'aime déjà. Normal.
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